Outils administratifs

Trames de programmations et progressions

Lorsque j’ai commencé à enseigner, ces notions de progressions et de programmations étaient assez vastes. Finalement, à l’IUFM, on ne nous apprenait pas réellement à gérer notre classe. Pourtant, ces outils se sont rapidement révélés indispensables pour moi. Ils me permettent de savoir où je vais et comment seront construites mes séquences. Au-delà du côté pratique, c’est un gain de temps car, grâce aux programmations annuelles, on a une vue d’ensemble sur l’année scolaire et les notions à travailler. Les séquences peuvent ainsi être réparties de manières équitables entre les différentes périodes.

Quelle(s) différence(s) entre programmation et progression ?

Là encore, la réponse est assez vague et sera différente selon les enseignants et les formateurs. Même les ouvrages ne sont pas pleinement d’accord sur la définition à donner à ces termes. Voici les miennes.

Programmation : C’est la répartition des compétences tout au long de l’année scolaire, sur les différentes périodes. Elle doit être conçue de manière équitable, en fonction de la longueur des périodes.

Progression : Au sein de chaque période, c’est la manière progressive dont on va travailler une compétence. C’est en quelque sorte le squelette de la séquence.

Pour parfaire mes explications, je vous renvoie sur ce document de l’inspection de Dijon-Est, ainsi que sur celui de l’académie de Nancy, qui le complète. Peut-être que cela pourra davantage vous aiguiller.

Comment construire ses programmations ?

Il faut avant tout être au clair sur les différents éléments des nouveaux programmes (2016) et donc les avoir lus et, éventuellement, annotés. Il est également impératif de vérifier le travail qui a été fait dans l’école (notamment si vous arrivez) au niveau des programmations et progressions de cycle. Cela évitera de retravailler les mêmes compétences que les collègues des années précédentes et vous appuyer sur ce qui a été fait, comme prérequis à la construction de votre séquence.

Une fois les différents éléments du programme listés, on peut s’attaquer aux programmations annuelles. Pour ce faire, la première étape est de jeter un œil au calendrier, afin de découper l’année scolaire en périodes. Chacune contient un nombre de semaines de classe différent. Ce découpage doit apparaître sur les programmations car il donne une idée du nombre de compétences qui pourra être travaillé au cours de chaque période. D’autres éléments importants doivent ensuite apparaître : les domaines de chaque discipline. Il est inconcevable (surtout lorsque l’on débute) d’avoir un tableau avec une seule grande colonne regroupant la lecture, l’orthographe et la grammaire, par exemple. La mise au propre des programmations permet d’y voir plus clair et de gagner du temps. Que ce soit à l’IUFM, lors de mon inspection de NT2 ou bien au cours des visites de CPC, tous se sont accordés sur un point : le travail écrit structure la pensée. Et c’est vrai. Coucher sur papier ses programmations (et progressions) permet de voir où l’on va. Ce qui n’est pas négligeable quand on a la tête dans le guidon…

Une fois la trame de vos programmations réalisée, il suffit de répartir équitablement les compétences de chaque domaine entre les différentes périodes. Il est également essentiel de suivre une logique. Par exemple, on ne pourra pas mettre la découverte de l’adjectif avant la découverte du nom.
Bien évidemment,cette façon de fonctionner est propre à chacun. Il s’agissait ici de vous présenter la mienne. Elle n’est sûrement pas parfaite, mais elle me convient et me permet de gagner un temps fou à chaque fin de période.

Comment construire ses progressions ?

Une fois les programmations réalisées, je vous conseille de vous attaquer à votre emploi du temps (si ce n’est pas déjà fait !), cela permettra de répartir au mieux vos progressions, en fonction des domaines travaillés chaque jour. Ensuite, il ne vous reste plus qu’à réaliser les progressions pour chaque période. On peut procéder de deux manières :

  • La première consiste à préparer ses progressions à chaque fin de période. Cette méthode a l’avantage d’être facilement modulable, puisque les éventuelles notions qui n’auraient pas été travaillées peuvent être basculées sur la période suivante. Cette flexibilité est enlève une pression sur le poids de l’enseignant. En effet, lorsqu’on réalise les programmations annuelles, on ne se penche pas nécessairement sur les journées de classe qui peuvent « disparaître » (jour férié, rencontre sportive, sortie de fin d’année, etc…). Personnellement, c’est ma façon de faire…
  • Quant à la seconde, il s’agit de créer ses progressions dans la foulée de ses programmations, avant le début de l’année scolaire. Cette méthode ne me convient pas personnellement, car elle ne me fournit pas assez de recul sur l’année à venir. De plus, avant la rentrée, même si on peut cerner le niveau général de sa classe, il est assez difficile d’en connaître les difficultés. A mon sens, cette façon de faire est assez peu adaptée, lorsque l’on ne connaît pas réellement ses futurs élèves.

La forme importe peu, l’essentiel est de s’y retrouver et visualiser les compétences à travailler en un coup d’œil. Le format paysage, à l’aide d’un tableau est celui qui me convient le mieux. De plus, on n’oubliera pas de donner vie à ses progressions tout au long de l’année, en surlignant par exemple ce que l’on a fini de travailler.

Les documents : mes trames modifiables

Comme vous pouvez le voir dans les documents, j’utilise des polices particulières et des couleurs. Ces dernières correspondent aux couleurs assignées sur mon emploi du temps et me permettent un visionnage plus rapide et une harmonie entre les différents documents administratifs. Parfois, j’y ajoute une image des manuels que j’utilise. A la fois esthétique, cette apport est également une source de rapidité pour un éventuel remplaçant, qui voit en un coup d’œil les manuels utilisés pour la construction des séquences et peut donc s’y référer.

  • Trame de programmation             
  • Trame de progression             

Amis blogueurs, je ne souhaite pas retrouver mes trames en libre service sur votre blog.
Si vous utilisez la version modifiable de mes documents, pour réaliser vos programmations ou progressions, merci de mettre un lien vers cet article.

1 Comment

  1. Florence

    23 avril 2018 at 6 h 59 min

    Bonjour,.
    C’est clair, net et précis… Bien expliqué..
    J’admire votre travail
    Simplement merci

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