CE1 - Lecture

[ CE1 ] Le mot interdit (exploitation)

Cette année, pour travailler la lecture / compréhension, nous avons investi dans un manuel comprenant des textes intégraux : Etincelles. En période 4, nous avons donc découvert l’histoire de Nicolas de Hirsching, Le mot interdit. Je vous propose d’en découvrir l’exploitation que nous en avons faite.

Le mot interdit

  • Résumé de l’histoire

Ses parents lui ont interdit de téléphoner en leur absence, mais Thierry n’est ni très sage, ni très obéissant. En faisant une farce au téléphone, il tombe sur une mystérieuse société qui offre des cadeaux gratuitement, et tous les jours !   En contrepartie, Thierry ne doit pas prononcer de mots se terminant par « EUR ». Pourtant, un jour, il oublie la règle et les ennuis commencent… Source

  • Motivation des élèves envers ce roman

La principale motivation des élèves lors de la lecture / découverte de ce roman est, à mon sens, le personnage principal. Thierry Valleteau est un petit garçon de leur âge, qui fait des bêtises au téléphone et qui désobéit à ses parents. Les élèves se sentent « proches » de ce personnage principal, qui leur ressemble tant.

Autre point fort de ce livre, il est assez intéressant sur le concept de l’histoire, puisqu’il parle d’une planète Tixar (qui, forcément, n’existe pas réellement…on aimera donc cette dose de fantastique), mais aussi car les enfants sont, à ce stade de l’année, assez capables de reconnaître les sons et donc se rendre compte que la voix au téléphone essaie de piéger le petit garçon mais également que lui se fait piéger. Ils sont donc avides d’en savoir plus, un peu comme des jeunes inspecteurs qui mènent l’enquête. Le parallèle peut d’ailleurs être fait, par la suite, avec le roman policier. Notamment quand Thierry Valleteau « enquête » pour retrouver, in extremis, l’objet manquant…

  • Pistes d’exploitation

Celles-ci peuvent être assez diverses, puisque ce texte, généralement très apprécié des élèves, peut faire objet d’appui pour :

  • une production d’écrits
  • un travail de phonologie (avec le son « eur », par exemple)
  • un documentaire sur l’invention du téléphone (que l’on pourra coupler avec une séquence de QLM)
  • etc…

Explication de mon fonctionnement (déroulement de la séquence)

  • Séance n°1 : à la découverte du roman

Pour la première séance, j’aime beaucoup travailler à partir des hypothèses des élèves.

Dans un premier temps, je leur propose de découvrir la couverture du roman et de l’observer attentivement. On travaille ensuite à revoir les informations-clés : repérer le titre, l’auteur, l’illustrateur, l’édition, la collection, etc…

Puis, les élèves font place à leurs hypothèses. Souvent, ils partent de ce qu’ils voient sur la couverture, au niveau de l’illustration mais font abstraction du titre. Cela peut également être un bon point de départ à un travail de recherche et cela favorise également l’oral (notamment pour les élèves en difficulté en lecture…).

Enfin, nous découvrons le premier chapitre, d’abord individuellement (lecture silencieuse), puis collectivement avec une lecture orale. Au fur et à mesure de cette lecture, je pose des questions aux élèves, afin de vérifier leur compréhension et s’arrêter (éventuellement) sur le vocabulaire qui pourrait les freiner. Puis, à la fin de cette lecture, je leur demande de faire un résumé (production d’écrits) sur l’ardoise ou à l’oral (différenciation, en fonction du niveau de chacun…).

  • Séance n°2 et suivantes

On continue sur notre lancée, avec la découverte d’un chapitre unique par séance (45 minutes) Cela est amplement suffisant et il y a de quoi exploiter.

La séance démarre donc par un petit résumé de la séance précédente (ce qui correspondrait, dans une fiche de prep’ à la « phase de lancement ») : Qu’a-t-on appris dans ce que l’on a lu la dernière fois ? Qui sont les personnages ? Que se passe-t-il ? etc…

Puis, un temps de lecture individuelle, avant une lecture collective orale. Petite astuce, si vous avez des élèves rapides ou (très) bons lecteurs, demandez-leur de lire le texte 2 fois, de chercher dans le dictionnaire les mots inconnus, d’écrire sur l’ardoise des questions qu’ils pourraient poser à leurs camarades à propos du texte, etc… On n’y pense pas suffisamment, mais finalement, ça permet de bien différencier. Ou alors, si vous avez quelques faibles lecteurs ou non lecteurs, vous pouvez demander à vos élèves de les « tutorer » et de les faire lire, chacun à tour de rôle, une  phrase. Ca motive bien les enfants, en général…

Durant la lecture collective orale, on procèdera comme en séance 1. Si besoin, on s’arrêtera pour débroussailler le vocabulaire qui pose soucis (bien qu’en général dans ce texte il n’y en ait pas beaucoup…) et on posera des questions de compréhension (à l’oral) sur des petits passages (découpage à peu près par paragraphe). Une fois la lecture entière terminée, nous relisons une fois le chapitre, sans marquer de pause, cette fois (bien sûr, là encore, les élèves lisent à tour de rôle). Enfin, pour clôturer la séance, les élèves posent des questions de compréhension à leurs camarades sur le chapitre qui vient d’être lu, ou bien, rédigent sur l’ardoise un petit résumé du chapitre, etc…

A noter : lorsque les élèves posent les questions de compréhension à leurs camarades, je procède de la manière suivante. J’interroge un élève, qui pose sa question, puis, c’est à son tour de donner la parole au camarade qui répondra à sa question. L’élève qui a posé la question aura pour rôle de valider (ou non) la réponse de son pair. Si celle-ci est validée, l’enseignante interroge un nouvel élève pour qu’il pose une autre question. Sinon, l’élève qui joue le rôle de maître va donner la parole à un autre camarade…jusqu’à ce qu’il obtienne la réponse attendue. Généralement, cela fonctionne très bien et les élèves sont attentifs à ce que leurs camarades répondent bien en faisant des phrases…

  • Séance finale

Celle-ci peut être envisagée de différentes manières et j’avoue qu’au fil des ans, j’aime bien changer la façon de la mener. Celle-ci peut se baser sur :

  • une production d’écrits : imaginer la suite de l’histoire, si les parents de Thierry Valleteau découvrent ce qu’il s’est passé, ou bien, raconter ce qu’il se serait passé si le petit garçon n’avait pas rendu tous les objets, etc…
  • un travail de lecture compréhension : demander aux élèves d’imaginer des questions que l’on pourrait poser sur le texte (ils prennent le rôle de l’enseignant), seuls ou en groupe. On pourrait aussi imaginer un travail plus « classique » de questions / réponses, s’appuyant sur les questions de l’enseignant et demandant de chercher les références dans le texte…mais j’avoue que je ne suis pas une grande fan de ce genre de recherche.
  • une séance « décrochée » avec pour thème le téléphone, en s’appuyant sur le documentaire « Le téléphone a plus de 100 ans ! », qui clôture la séquence, dans le manuel.

Les documents

Compte-tenu de mon fonctionnement, le seul document que je vous propose aujourd’hui est celui concernant le documentaire, qui met un point final à la séquence. C’est ce que j’aime beaucoup dans le manuel Etincelles : les auteurs ont choisi d’aborder différents types de textes…

  • Documentaire : « Le téléphone a plus de 100 ans ! » – questionnaire    

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